Tour de France 2013

Tour de France 2013
Tour de France 2013

Le centième Tour de France a débuté par un pari : la Corse. Le Grand Départ, en général, donne le ton de ce que sera le Tour dans son ensemble. La Corse ne fut pas facile pour les journalistes, dont la tâche ne fut pas facilitée. Rien à dire sur le travail de Fabrice Tiano et Thomas Cariou, comme toujours disponibles, réactifs et travaillant sans relâche. Les problèmes rencontrés en Corse ne les concernent pas et nous ont été rapportés par des journalistes dont certains sont membres de la Commission Presse du Tour dont les réunions ne doivent pas seulement le cadre de diagnostics mais aussi de résolutions.

LA CORSE

La salle de presse, nous l’avions acté, se trouvait loin des sites d’arrivées. Cela nécessitait un système de navettes sans faille et exclusif aux media. Faute de préparation et d’une veille permanente, le système n’a pas fonctionné.

A Bastia, comme à Ajaccio, toutes les personnes accréditées pouvaient utiliser les navettes quand elles se présentaient. Avec des impératifs bien différents. La priorité aurait dû être donnée aux badges verts. 50 minutes d’attente à Bastia, dans les deux sens. Un peu mieux à Ajaccio après l’alerte faite par Gilles le Roc’h auprès de Julien Goupil.

A Calvi, le bateau ‘’presse ‘’ se trouvait à l’Île Rousse, à 20 km. Il fut donc décidé de l’installation d’une salle de presse sur la ligne d’arrivée. A grand renfort de publicité pour compenser peut-être les carences des jours précédents.

Beaucoup de journalistes s’y sont donc rendus pour trouver des conditions de travail inadaptées : Pas de télé, pas de classements distribués, pas assez de places (des dizaines de journalistes ont travaillé assis par terre), personne d’ASO présent sur place et fermeture à 20 h, en contradiction avec nos rythmes de travail…

FLECHAGE

Après la Corse, direction Nice, et certains des soucis rencontrés sur l’île ne furent pas résolus. Ainsi, les flèchages auront été absents ou généralement insuffisants pendant toute la durée du Tour: particulièrement les salles de presse en Corse où les flèches installées pour le lendemain se confondaient avec celles du jour. Par exemple, le parking presse à Nice bien trop éloigné de la salle de presse qui, elle, n’était pas indiquée. Comme toujours, l’accès salle de presse au stade de Montpellier. Les télésièges à Ax les Thermes. La salle de presse à Saint-Nazaire. Celle de Saint-Malo. Le départ à Avranches… Etc…

La localisation du PPO sur le livre de route à un carrefour ou un rond-point n’est pas compatible avec les GPS que nous utilisons tous désormais.

SALLE DE PRESSE

En salle de presse, dont la superficie était adaptée, nous regrettons que les télévisions installées en fond de salle, n’aient pas Le son. Cela signifie qu’il est nécessaire d’en augmenter le volume, ce qui est très gênant pour les journalistes assis près des enceintes.

Nous répétons notre désir de pouvoir accéder au travail des commentateurs d’Eurosport en salle de presse

Nous regrettons que beaucoup de non-journalistes soient présents en salle de presse, ils n’ont rien à y faire !

Cela nécessite une plus grande vigilance quand les accréditations sont délivrées et nous sommes opposés au système des bracelets journaliers pour les médias.

TRANSMISSIONS

Il nous est expliqué, depuis des années, que les tarifs exorbitants des services d’Orange sont justifiés.

Tellement justifiés que la gratuité est assurée dans toutes les autres courses d’ASO, toute l’année, et nous nous en félicitons.

Comme la facture est trop élevée, beaucoup de journalistes ont décidé de passer outre, en ouvrant par exemple un compte wifi personnel sur Orange, en travaillant avec une carte 3G. Oui, mais ça ne convient pas à Orange qui n’adapte donc pas son réseau aux besoins des journalistes. Bien sûr, quand la salle de presse est pleine, le réseau sature et la solution était donc d’acheter des forfaits du réseau Tour de France. Ce que beaucoup de journalistes n’ont pas les moyens de faire.

Ce ne sont pas aux journalistes de s’adapter à un accord ASO-Orange dont les termes nous sont étrangers. C’est à Orange et à ASO de s’adapter aux économies des médias. Nous demandons donc que les différentes possibilités d’Orange dans le Tour, certes gratuites ou de très bas coût mais existantes, ne soient pas limitées.

SURVEILLANCE

Nous souhaitons qu’à l’avenir, les parkings soient mieux surveillés. Des véhicules ont été cambriolés au départ de Tours. D’autres l’ont été à Vaison-la-Romaine, ville hélas habituée à ces méfaits (Paris-Nice, Critérium du Dauphiné…). Les villes doivent assumer les lieux choisis par elles.

ARRIVEE

Les conditions de travail au sommet du Mont-Ventoux n’étaient pas bonnes. Il était très difficile d’atteindre le sommet et nous préférions quand il était possible de parler avec les coureurs revenant vers leur bus sur le versant opposé. Elles n’étaient pas garanties au Semnoz puisque les télésièges n’effectuaient pas le trajet retour vers la salle de presse. Ce qui n’était pas indiqué sur le livre de route.

A l’arrivée, les télévisions dans le car-interview ne fonctionnaient pas bien. L’accès aux coureurs en mixed zone était plus facile qu’en 2012 mais la répartition du temps de travail était beaucoup trop défavorable à la presse écrite.

Combien de fois avons-nous entendu des coureurs répéter encore et encore la même réponse aux mêmes questions, télé après télé. Ces télés obtiennent un service personnalisé. Et comme ce travail en mixed zone était long, le temps laissé à la presse dans le car interview était insuffisant.

Nous demandons un traitement équilibré et nous n’acceptons pas que les attachés de presse des équipes décident de limiter à trois ou quatre questions seulement la conférence de presse. Ce n’est pas à eux de décider mais à Thomas Cariou, trop souvent placé dans une situation délicate par ces attachés de presse, sans pouvoir être soutenu par un directeur d’ASO. Le travail de la presse écrite ne consiste pas à rapporter le travail des télés. Quand on se flatte de compter 1000 journalistes accrédités, on fait en sorte d’en contenter la majorité.

CONCLUSION

En conclusion du centième Tour, nous souhaitons que les organisateurs et plus encore le responsable de la presse tiennent compte de nos demandes pour 2014.

Le bureau de l’AIJC

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